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Collection N°6

Autour du pain

  • Collection Max Währen
  • Nombre de pièces environ 1300
  • Provenance monde entier, avec une préférence pour l’Europe et le bassin méditerranéen
  • Pièce la plus ancienne pains carbonisés de l’époque néolithique
  • Collection commencée vers 1940
  • Lieu de dépôt Vevey, Suisse
  • Particularité une grande partie de la collection est acquise par l’Alimentarium en prévision de son ouverture en 1985, les objets restants sont achetés par Oscar Kambly en 2000 puis confiés au musée ; la collection des pains a fait l’objet d’une exposition à l’Alimentarium (Pain-choc, 1986)

Inclassable autodidacte, esprit indépendant jusqu’à sa mort, Max Währen (1919-2008) a fait du pain sa boussole. Employé d’assurances, il consacre l’entier de son temps libre à sa passion : il sillonne les chantiers archéologiques, épluche la Bible et les textes anciens, correspond avec des spécialistes et traque tout objet qui raconte le pain. Chercheur « enragé » du pain, Max Währen a raisonné sa collection au travers de nombreuses publications et conférences. C’est à lui qu’on doit le renouveau de la couronne des Rois en Suisse dans les années 1950. En 1985, il vend sa collection à l’Alimentarium pour permettre au jeune musée de se doter d’objets à exposer mais aussi pour faire place nette dans son appartement. Il est repris par le virus à la retraite. En 2000, Oscar Kambly lui rachète alors sa « nouvelle » collection, actuellement en dépôt à l’Alimentarium.

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Marques à pain

Autrefois, on faisait cuire son pain dans un four commun ou chez le boulanger. Pour reconnaître le pain après cuisson, on y apposait un signe de propriété (lettres, symboles) avec une marque à pain, que l’on enfonçait dans la pâte. On utilisait les marques à pain pour « imprimer » les pains bénits qui étaient distribués pendant la messe.

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Au-delà du pain

La collection de Max Währen ne se limite pas seulement au domaine des ustensiles. On retrouve aussi des documents – écrits ou illustrés – et d’objets qui mentionnent ou figurent le pain, et parfois seulement l’épi de blé.

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Du pain bénit pour l’Alimentarium

Le passage en revue de la collection Max Währen sonne comme un inventaire à la Prévert : faucilles, tamis, sac à farine, raclettes à pétrin, terrines, bannetons, poids, marques à pain, emporte-pièces, moules à biscuits, à gâteaux ou à kouglof, fers à beignets, à bricelets ou à gaufres, rouleaux à pâtisserie, coupe-pains, corbeilles, assiettes décorées, gravures, documents officiels, calendriers, cartes de rationnement, monnaies anciennes et… une boîte à läckerli !

Max Währen va jusqu’à collectionner les pains euxmêmes. Lors de ses voyages à travers le monde, il en réunit plus de cinq cent. Collectionner un aliment, c’est aussi penser à sa conservation sur le long terme. Max Währen a décidé de sécher et de laquer les pains qui sont aujourd’hui préservés dans des sachets sous vide.

Cette collection reste un des points forts des collections de l’Alimentarium. Les centaines de pièces explorent les multiples facettes de l’aliment de base qu’est le pain dans nos civilisations. La pièce-phare de la collection, un gâteau retrouvé dans la tombe égyptienne de Pépi Ankh le Moyen, datée de 2200 av. J.-C., est visible dans l’exposition permanente du musée.

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