Confetti de vie
Froissées, jetées en boule, maculées, délavées, piétinées ou encore sagement repliées. Instants de vie dévolus à la réflexion et à la planification renvoyés au désordre urbain.
Aujourd’hui enfermées dans une petite valise en carton, des dizaines de listes de commissions forment les pièces d’un drôle de puzzle avec des cartes à jouer annotées, des antisèches, des invectives, des pense-bêtes, des morceaux de photos et autres mots d’amour.
Des listes, des mots, des croquis, rédigés et esquissés pour soi-même, mais qui, une fois abandonnés, s’offrent aux regards des autres. Les vocabulaires et les calligraphies racontent mille et une petites histoires personnelles, voire intimes.
Par la grâce de la collection, ces détritus sans intérêt acquièrent une autre valeur dans la multiplicité. Le sociologue ou l’ethnologue pourrait peut-être y trouver matière à réflexion sur les habitudes de consommation.
Claire Koenig, qui se dit dotée d’une petite âme de collectionneuse, s’interroge sur leur destinée.

